Paroles d’enseignants

Nos formateurs parlent de leur expérience
et des projets développés avec les apprentis
Mathieu Touchard
Formateur, responsable de la filière Systèmes Électroniques Embarqués et de l'InnoLab

Robotique, Innovation et Créativité à SUPii Mécavenir

Quelles matières enseignes-tu ?

Robots Nao

J’enseigne l’Automatique via une introduction à l’asservissement des systèmes et à la notion de correcteur, avec des TPs sur les Legos Mindstorms, ainsi que la robotique (semaine de la robotique pour les apprentis ingénieurs Mécanique et Production avec le robot humanoïde NAO ou le bras industriel FANUC).

Je mène des projets de robotique mobile pour les apprentis ingénieurs Génie Industriel de SUPMECA et Génie Industriel du CNAM dont le but est de concevoir et commander, avec Matlab / Simulink, des robots mobiles Lego Mindstorms pour réaliser des missions telles que le suivi de trajectoire, la recherche de cible ou le mapping.

J’enseigne aussi les applications de la robotique depuis la conception et la simulation de cellules robotisées sur le logiciel Roboguide jusqu’à la programmation du bras de robot industriel FANUC.

Je forme également les apprentis à la programmation sur Arduino notamment au travers de mini projets orientés « objets connectés » ou robotique comme un mini bras industriel, un robot mobile, un traqueur solaire, une station météo connectée, un skateboard électrique ou un robot SumoBot.

En plus de ces cours, je gère différents modules de Projets à destination des apprentis ingénieurs Génie Mécanique de Polytech Paris, Génie Industriel du CNAM et Systèmes Électroniques Embarqués de l’ISTY.

 

Pourquoi avoir choisi la robotique ?

Après un diplôme d’Ingénieur centré sur l’Automatique et le traitement du signal, et une spécialisation en Mécatronique, la robotique est un domaine qui me passionne. C’est la concrétisation de lectures de SF et de rêves de gamin. Aujourd’hui, entre l’essor des robots dans les usines, le marché des drones (domestiques, civils, militaires), la course aux véhicules autonomes et les multiples innovations mécatroniques (je pense aux Hoverboard et autres Segways), j’ai l’impression de vivre certains romans de SF !

 

Qu’est-ce que tu aimes dans le métier de formateur à Mécavenir ?

Question difficile ! Il y a plein de choses géniales, mais je crois que le mieux c’est le partage. Partager des connaissances, des compétences, mais aussi et surtout une passion.

 

Tu es responsable de l’InnoLab à Mantes-la-Ville. Quels sont les avantages d’un tel dispositif pour les apprentis ?

Projet SumoBot

Tout d’abord, l’InnoLab est un espace de travail, d’échange, et d’innovation. Nous sommes à la jonction entre une salle de TP habituelle, et un FabLab ouvert à tous. Mon objectif est que l’InnoLab devienne un lieu dans lequel les apprentis auront plaisir à travailler sur leurs projets académiques, mais aussi à se cultiver, partager leurs connaissances, s’entraider ou encore développer des projets personnels en lien avec leur formation (électronique, programmation, prototypage, conception). Cela passera par des créneaux dédiés où l’InnoLab est à la disposition des apprentis (le jeudi après-midi notamment), par la mise à dispositions de revues scientifiques, mais aussi par l’organisation de conférences à thèmes.

 

Pour toi, quel est le meilleur atout de Mécavenir ?

Je dirais la volonté d’innover ! Et ce à différents niveaux :

  • D’une part au niveau de la pédagogie, bien sûr, via la pédagogie par projet, la possibilité d’apprendre en faisant (ça sonne mieux en anglais : « Learn by Making »),
  • L’innovation dans les outils et les techniques, nous formons les ingénieurs de l’industrie de demain, autant leur donner dès maintenant la possibilité de découvrir les outils futurs, voire de travailler avec (je pense au CréaLab à Puteaux, dédié au prototypage, principalement de pièces et systèmes mécaniques à l’aide d’une ligne d’imprimantes 3D, à l’InnoLab à Mantes, dédié au prototypage électronique, pour les systèmes embarqués, l’internet des objets et la mécatronique, mais aussi au futur VirtuaLab pour appréhender la réalité virtuelle et ses possibilités dans l’Industrie.
  • L’innovation par les apprentis enfin, car les idées ne viennent pas que des formateurs ! Je pense notamment à des projets tels qu’un exosquelette de bras, ou une serre autonome.

J’ai l’impression de vivre certains romans de SF !

Mathieu Touchard
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